dimanche 19 août 2007

Voyage au bout de la nuit...*Céline

Résumé :
Paris, place de Clichy, 1914. Envoûté par la musique d'une parade militaire, Ferdinand Bardamu, jeune rebelle, décide, par excès d'héroïsme, de s'engager dans la guerre contre les Allemands. Mais au front, c'est l'enfer et l'absurdité. Il perd vite son enthousiasme et découvre avec épouvante les horreurs de la guerre. Il ne comprend plus pourquoi il doit tirer sur les Allemands. Il prend aussi conscience de sa propre lâcheté…

(et pour une fois, je me contente de ce bref résumé de début de roman, qui provient de alalettre.com)

Cela faisait un ptit moment que je voulais le lire (et non, ce n’est pas dû à l’influence de Franck), voilà chose faite. Ironie complète tout au long du récit, mais elle répond à sa définition première car elle ne cesse de démontrer certaines absurdités. Le personnage, par cette ironie, se distancie de ses propos et partage avec le lecteur sa vision des événements, auxquels il fait face assez passivement.

Il ne reste au lecteur qu'à se laisser guider par les multiples voyages du protagoniste.
On remarque également dès les premières lignes l'usage de l'argot, facilitant l'accessibilité littéraire de l'oeuvre (audace triomphante par ailleurs)!


Ce que j’en retiens principalement :
L’absurdité du patriotisme, je parle ici du patriotisme exacerbé, celui qui mène ses compatriotes "au bout de la nuit", entraînant ses victimes exsangues en chemin. Le patriotisme absurde dont certains se targuent sans cesse ("mon pays c'est le plus beau -mais je n'y vis pas-") m'exaspère certaines fois (il paraît que les Belges ne sont pas très patriotiques hey)...

L’auteur milite notamment contre le capitalisme, et principalement le taylorisme qui contraint certaines personnes aux souffrances physico-mentales (exigées par le travail à la chaîne)...

Mais l’auteur (le narrateur du moins) se dresse également contre l’idéalisme ! :-) Ahaaaah.
Il est contre les grands sentiments car ils les jugent faux (du vécu là-dessous ?).

Œuvre désespérante en tous points, et pour cause :
Pour lui l’avenir, c’est la décomposition (directement moins poétique, mais sans doute plus réaliste) : "la mort rend simplement visible la pourriture qui était latente et cachée jusque-là."

Il cite également: Quand on a pas d'imagination, mourir c'est peu de chose, quand on en a, mourir c'est trop.

...enjoy.

3.5/5

2 commentaires:

Anonyme a dit…

J'ai vraiment bien apprécié ce bouquin (pour une fois que je lis)
;)

Anonyme a dit…

Mytho Va!