dimanche 2 septembre 2007

Barjavel…La nuit des temps.

Ecrivain populaire du 20ème siècle (1911-1985) (^^), mister Barjavel nous a gentiment légués quelques œuvres qui méritent d’être découvertes.

Il n’a pu arriver au terme de ses études à cause de soucis financiers, mais voici la preuve qu’on peut se réaliser malgré tout, en contournant certains chemins tracés...
Il enchaîne différents petits boulots et finit par se trouver en tant que critique de théâtre et de cinéma.
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La nuit des temps est ainsi en réalité le scénario d’un film de science-fiction, qui ne sera pas adapté au grand écran, malgré le succès littéraire que va remporter cette œuvre.

Résumé : « Dans l’immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé du relief sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace… ». Les savants y découvriront un autre monde, endormi depuis 900 000 ans, un mystère enfoui qu’ils se doivent de résoudre.

« La nuit des temps, c’est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d’amour passionné. Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d’Eléa et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires. »

J’ai trouvé le début assez lent, mais on accroche assez bien par la suite !
L’auteur (oui, le narrateur plutôt) dénonce l’homme vivant qui détruit lui-même le monde par sa bêtise. C’est l’homme qui détruit l’homme et qui provoque l’anéantissement du monde
("nous savons au moins une chose : c’est que l’homme est merveilleux et que les hommes sont pitoyables").

Le thème de la solitude y est récurrent, et on pense rapidement à Thomas More (Utopia), le narrateur décrivant longuement la civilisation perdue comme étant l’idéal d’un monde meilleur (qui finira pourtant…mal) !

Une adaptation cinématographique aurait été intéressante… Ne fût-ce que pour découvrir comment un producteur aurait réalisé la vision du passé (paradoxalement futuriste) des hibernés. Une histoire dont on est le témoin, plus que le lecteur.
De quoi s’évader un moment, de quoi bouleverser nos conceptions habituelles.

Citations :

Vivre les malheurs d’avance, c’est les subir deux fois

Au lieu de dire tu m’appartiens, leur amour est tel qu’ils se disent naturellement : je suis à toi

Une certaine vivacité des facultés mentales condamne à la solitude

Je ne suis pas une brute congestionnée gouvernée par son estomac et par son sexe. Je suis raisonnablement raisonnable, sentimental et sensuel, et capable de maîtriser mes émotions et mes instincts.

4/5

Rmq: du même auteur, j’avais bien apprécié L’enchanteur (conseillé à ceux qui souhaitent découvrir l’histoire du roi Arthur dans son entièreté (ce qui nous vaut pas moins de 500 pages :D)).

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