jeudi 13 septembre 2007

La jalousie, c’est tentant, t’entends. -_-


On envie toujours quelqu’un. Pour ce qu’il est, pour ce qu’il possède, pour ce qu’il reçoit.

_On est petit, on joue gentiment à sa Gamecube, on envie Georges jouant à la Wii dans sa villa méditerranéenne.

_On est toujours petit (mais un peu moins), on envie Georgia : belle, intelligente, amante habile, un humour moins particulier que le vôtre (et donc plus populaire).

Et voilà que l’individu se sent infime, bête, moche, désespéré devant sa cause. Il se prétend accablé du destin.
Il est gauche, solitaire, dénué d’esprit. Ou alors il en a trop.
Bref, dépressif dans tous les cas. L'individu jaloux recherche de l'attention pour combler les lacunes qu'il se crée spontanément.

Mais parfois, l’autre dont on est jaloux n'a rien de tous ces attributs. Et on en est d’autant plus jaloux.

Jaloux qu’une personne qui n’ait pas vos "qualités" puisse bénéficier malgré tout d’une chose qui vous est refusée.
*rire mesquin*
Mal au ventre ? Plus de réjouissance pour le bonheur d’autrui. Fini. Capput. Basta.
On se doit d’être égoïste pour être heureux, tout le monde le sait. Enfin, apparemment.
Ou sinon, peut-être n'est-ce pas le bonheur escompté que vous détenez.

Être égoïste, c’est en vouloir à l’autre : tu penses trop à toi, ce qui sous-entend "pas assez à moi". Dénoncez un égoïste, et vous découvrez étrangement que vous en êtes un!

*musique de fond de Rocky*

Jalouser Georgette peut modifier votre existence si vous pouvez en tirer des conséquences pragmatiques! Georgette est douée pour les maths: apprenez l'arithmétique et les nombres complexes! Georgette parle 7 langues européennes: devenez un polyglotte expérimenté! Georgette se tappe votre Georges: concentrez-vous sur les faiblesses de Georges pour le détester ("ouh le nul") et ensuite, dénichez un meilleur Georges. Bref, surpassez Georgette au lieu de geindre béatement, (si vous n'avez rien de mieux à accomplir).

On déplore généralement la jalousie. En amour, elle incarne la volonté de retenir l'autre, sans tomber dans l'excès de la possessivité.
Une référence littéraire pour l'occasion: La Rochefoucauld cite il y a dans la jalousie plus d'amour-propre que d'amour.

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Et rien à voir, mais tiens, une allusion à Fight club, juste parce que j’en ai envie: Jack se crée "Tyler", par envie ou par besoin d'échapper à sa petite vie de consommateur modèle.
La convoitise peut engendrer le changement. Elle peut guider l'individu s'il n'en devient pas dépendant.

C'est drôle comme on peut toujours faire des rapprochements entre les choses. ('hé tu mettras ça dans ton blog').^^

Dans un autre registre, et pour clore avec la parenthèse cinématographique :
Il y a un adage qui dit qu’on fait du mal à ceux qu’on aime : mais il oublie de dire qu’on aime ceux qui nous font du mal.

Tout comme on ne peut réellement haïr une personne que si on l'a aimée auparavant...
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Like if it means something…

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Profond désir qui cache une envie subite de crier au monde un sentiment qui peine à sortir.
Jalousie ? Peut être, mais surtout à quoi bon ?

Certains nomment ceci le "désespoir", d'autre parleront de "haine" ou encore de "j'ai pas de chance"...C'est bien de parler de jalousie, de la critiquer, de dire que c'est de sa faute et que rien ne va dans ce petit monde qu'est notre vie. On pourrait croire que c'est notre motivation la plus forte : Travailler pour avoir de l'argent et donc acheter ce que l'autre possède déjà. Se mettre en avant pour impressionner l'autre et le charmer. Critiquer son propre désespoir pour éviter de l'affronter. Autant de subterfuge qui servent à limiter nos propres possibilités.

Avant de parler de jalousie, il vaut mieux se demander "pourquoi?" au lieu de dire "a cause d'"

Anonyme a dit…

La jalousie n'est jamais qu'une expression brute de la constatation de l'impuissance qu'on a parfois à "vivre l'autre". Certains aspects de la vie nous caressent les reins de leurs méchants poings, et notre salvatrice habtiude de recopier autrui, qui nous apprit tant à l'enfance, finit un jour par ne plus fonctionner. La jalousie n'est, à mon sens, pas un sentiment dans lequel on peut réellement stagner, c'est le passage obligatoire entre une situation paisible et sa solution, c'est une révolte contre l'indépassabilité de certaines barrières, certaines lois surpuissantes qu'on a pas encore appris à contourner. En bref et pour conclure, je suis jaloux d'untel parce que je n'ai pas encore réussi soit à me contenter de ce que j'ai, soit d'atteindre ce que je veux, comme lui l'a fait.

Audrey a dit…

J’interagis =)

Enfin non, en fait je suis assez d’accord.

J'aime bien l'idée du copier pour s’instruire, et celle d'imiter pour s’abrutir à d’autres moments :P