samedi 13 octobre 2007

Playing


Tous ces gens qui se mettent en scène... Tous ces mensonges mutuels consentis...

Tous les silences et les gestes que l'on sème, qui témoignent de ce royaume enseveli,

Tout l'espoir que l'on fonde en nos âmes perdues et que l'on épuise en rituels indécis,

Toute cette peine oubliée... Toutes ces envies épuisées par l'aumône du coeur à jamais converti...

Et pour tout ceci, il existait tout cela.

20 commentaires:

Anonyme a dit…

La méthode idéale de l'invective consiste à accuser la deuxième personne du pluriel sur un ton le plus déterminé et le plus personnel possible, trahissant par cette habitude un manque commun de détermination et de personnalité.

Le goût de l'homme actuel pour l'invective prend sa source dans la dépression et le vertige de la modernité. Ce Moi dénaturé crée alors de sa main tremblante des ON et des VOUS, balisés par une grossière impression de petitesse qu'il conforte par le partage universel de cette sensation.

Il cautérise alors sa soif éternelle de bonheur avec les braises d'une poésie brèvement éteinte ; il compose par pieds maladroits cette danse grotesque, épique mais parfois lucide de son être dans l'arène des coeurs et des piques, et sur un trèfle à quatre feuilles il y gribouillerait désormais son mémoire, sa bible, sa ballade et son testament.

Audrey a dit…

Le truc, c'est que Tu l'interprètes comme une invective.
Pas moi.

Et donc non je ne suis nullement en dépression, et je ne ressens pas vraiment ce vertige de la modernité, au risque de te décevoir... :-)

Et puis, en passant, c'est très diminutif de réduire une personne à l'image que l'on se fait d'elle, venant d'un garçon comme toi que je croyais critique et philosophe^^ d'autant plus que je me demande d'où tu la tires cette image toute préconçue... Tu dois pourtant savoir que le monde est plus complexe que ses apparences
-hum- :D

Sinon j'aime bien ma danse grotesque, libre à toi de pas l'apprécier. Na.

Audrey a dit…

Ah oui,

Et pour l'info, tu ne peux de toute façon pas interpréter qu'un narrateur corresponde à son auteur, c'est primaire qd même, sinon on n'aurait jamais entendu parlé de Spiderman :P

jejeje.

Anonyme a dit…

Ce n'était pas dirigé
mais, puisque la vérité fâche,
chuchotons que l'investissement de soi dans l'écrit
contre spiderman
était une bonne affaire.

Audrey a dit…

"Dirigé" >< "vérité": si ce n'était pas dirigé, tu ne voudrais pas proposer ta vérité sur ma pseudo-vérité que tu crois déceler.

*comment discuter pdt 20 min de la reproduction des escargots hermaphrodites en Afghanistan* :)

Tu recommences tes mauvaises présuppositions. Tututut.
*smiley qui se pend*

Anonyme a dit…

j'ai tendance à ne pas bien me défendre, surtout quand j'ai raison ; dire cela confirme sûrement la règle.

Cela dit, les cas de cet hermaphrodisme si particulier (simultanéité du sexe) chez l'escargot est une tautotolgie à laquelle échappe le reste des espèces, mis à part le lombric et autres merdouilles vivantes. Il y a bien sûr l'homme que nous sommes qui présentons ce cas, mais dont la simultanéité provoque un choc spatial décisif : là où l'escargot atteindra séquentiellement la masculinité en acte puis sa féminité, l'Homme intersexué possède immédiatement les deux organes qui resteront hélas non fonctionnels, la testostérone et les oestrogènes ayant tendance à s'inhiber mutuellement.

Que les féministes passionées de tératologie trépignent de joie : la vulve fanée se situe toujours au-dessus du pénis rabougri. La nature est bien faite, elle nourrit la susceptibilité du bon droit.

Préjugés, présupposés... c'est pas du Ganty ça ?

Audrey a dit…

Tu restreins encore: t'as même pas tenu compte que c'était des escargots d'Afghanistan.

Sinon merci, j'ai dû aller voir sur l'atilf ce que signifait tératologie^^

Et c'est un toooort de croire que t'as raison, surtout en le justifiant paradoxalement par une sorte de sillogisme... A force de vivre dans ton ptit monde, tu seras trop décalé pour revenir parmi le commun des Hommes :P

Enfin la présupposition est partout :D (et principalement en linguistique synchronique II, désolée pour Ganty).

Anonyme a dit…

C'est marrant cette façon de m'accuser de vivre dans mon petit monde ; sans vouloir tomber dans les clichés, c'est exactement l'accusation que me portaient autrefois mes professeurs, mes parents, mes condisciples de classe... à constater la fréquence à laquelle tu le sors, du dois sûrement savoir comme une enfance vécue dans le rejet écoeure celui à qui on le rappelle. Le stade suivant consistera à énoncer les solutions à mon Problème, je suppose.

Fière d'avoir vaincu ?

Audrey a dit…

C'était pas une accusation dramatique (je reprends ton argument: c'était pas dirigé), tout le monde vit dans son ptit monde non? En considérant que certaines perceptions sont plus poussées que d'autres...

On en revient donc au pb initial; je ne te connais pas assez pour en conclure qqchose de concret sur toi et réciproquement. On est d'accord comme ça :D

Sinon pour les solutions, une thérapie par blog risque de ne pas être suffisante :-)

(c'est ironique of course^^, je n'ai pas cette prétention de pouvoir résoudre ces "pbs" dont je ne connais pas la consistance):P

Note: sinon ça part tjs en digressions, le sujet au départ c'était qd même ma poésie que tu n'aimais pas
*smiley fâché qui montre ses dents*

Anonyme a dit…

En fait, je viens seulement de remarquer les rimes. Tu ne devrais pas centrer ton texte, c'est ce qu'on retient de son premier cours de mise en page.

Je n'aime pas... je ne vais pas parler de poésie facile parce que j'en fais beaucoup aussi, mais le sujet de l'éveillé qui martèle ses frères pantins me hérisse, et m'a peut-être poussé à juger trop vite ces quelques lignes. Désolé.

Audrey a dit…

Voilà c'est mieux :D

Sinon tu restes décidément fixé sur cette idée de "c'est moi qui parle et qui juge" alors que ce n'est pas le cas (qui te dit que je ne pourrais pas me décrire moi-même et faire simplement de l'auto-dérision), mais je vais pas trop en demander pour cette fois-ci...

Après tout, tu peux en faire l'interprétation que tu veux.

édit: si une ébauche sur le sens que moi j'y accorde t'intéresse, ça se base simplement sur la constatation que tt le monde partage avec tt le monde des mensonges mutuels consentis, de +ou- gde importance, et qu'importe la situation. Le "tous ces gens" n'est pas réellement dénigrant^^
Le pseudo-narrateur est issu d’un point de vue qui se veut "neutre", et qui n’est pas totalement mien. (ouh c'est cool, j'analyse moi-même ce que j'écris, mais je ne suis pas certaine d'être compréhensible^^).

Anonyme a dit…

"L'espoir en NOS âmes que l'ON épuise", je trouvais ça vachement pas neutre pour du pas du tout personnel. Mais soit.

Le plus grand philosophe du monde a dit que la seule question qui résume tout est : "comment participerai-je à l'humanité ?" Ces mensonges mutuels sont des codes destinés à optimiser l'efficacité et la cohésion : bien sûr que j'aime pas mon voisin mais si je lui dis je n'aurai pas sa tondeuse. C'est moins valable en amour et en amitié, c'est d'ailleurs ça qui est renversant : l'homme est accompli quand il dépasse son statut d'homme. Ce sujet m'intéresse beaucoup mais bon, je préfère les escargots, c'est un sujet sur lequel on s'entend plus facilement.

Audrey a dit…

Le point de vue neutre est décelable linguistiquement par l'usage du "on" et du "il" impersonnel;

et justement, "nos âmes" indique une généralisation :-)

Donc, je pars d'un constat personnel (en général une simple idée, une simple phrase) et de là j'aime élaborer.

Sinon j'aurais été curieuse de ton explication sur le "c'est moins valable en amour et en amitié" mais je me contenterai de l'exposé sur les escargots :D

Pour l'exemple sur le voisin, le mensonge ne sera pas forcément mutuel (là c'est juste de l'hypocrisie), sauf s'il est conscient que tu ne l'aimes pas et qu'il te prête malgré tt sa tondeuse; mais c'est une autre histoire.

Audrey a dit…

Ah, j'ai un exemple concret qui me revient pour mieux expliquer le mensonge mutuel consenti (ceux de ma classe comprendront l'allusion):

tu reçois un cadeau, tu diras "oh il ne fallait pas" et l'autre te répondra "non ce n'est rien"; alors qu'en fait "oui il fallait" et "non ce n'est pas rien". C'est donc un jeu auquel chacun se prête et je ne fais que transposer cette idée dans la vie de tous les jours, en la généralisant. Mtn, j'aurais simplement pu mettre une bête phrase qui aurait bêtement déclaré l'adage, mais voilà je n'aime sans doute pas être directe.

Et puis, j'aime exploiter le fait que la subtilité d'un texte ne soit complètement accessible qu'à moi-même. :-) Mtn, ça ne me dérange pas que tu l'interprètes à ta façon, mais comme ça tu connais mon point de vue. ;-)

Gandhi sera de notre avis j'espère.

Anonyme a dit…

Hello,

Moi j'aime bien en tout cas on peut interpréter plein de choses en lisant ceci ^^, en tout cas j'ai pu lire la discussion plus haut, j'ai l'impression que des garçons ont beaucoup de temps à perdre pour former plein de jolies phrases pour critiquer, mais bon soit je m'en vais j'ai une vie sociale a gérer, genre aller parler aux gens sans me prendre la tête sur un poème lol.
Il est beau point basta, on peut y découvrir plein de choses mais si on commence à dire truc machin bazar dessus, t'es prêt a créé 50 pages de blabla :D

Anonyme a dit…

Cherchez l'intrus.

Audrey a dit…

:D

euuh, ça reste "courtois", c'est ce qui compte :D

*Gandhi, veille sur nous*

oh jsuis prolixe ajd.

édit: on a qd même fini par discuter du sujet, c'est l'important...hum.

Anonyme a dit…

Il est temps que je revienne il me semble! Pour un bon vieux : on peut aussi essayer de fermer sa geule sinon j'm'en mêle? hein ma mytho?

Une tite descente aux facs serait de toute grande utilité pour que les rues de Namur se rappellent qui est chef!

Audrey a dit…

:D
Emi, je reconnaîtrais n'importe où ton tact délicat et attentionné envers autrui *ma garde du corps perso is coming* :-)

sinon, personne veut plus parler de l'article :-( lol

ps: une descente aux facs, pour bientôt j'espère? :*

Anonyme a dit…

Un coup de hache sur la table en verre.

Son tact est sûrement enterré sous le troisième pin en partant du fond du jardin.

Tiens, ce que j'aime bien dans un blog c'est que, en général, si l'article sucite un commentaire ou deux, à partir du troisième c'est déjà et toujours un débat dur les cacahuètes.