dimanche 30 septembre 2007

M. Houellebecq

"Les Particules élémentaires"

Titre attrayant qui ne laisse que peu entrevoir ce qu'on découvre au fil de la lecture; résumons (entre autres) par les termes suivants: critique sociale, frustrations de l'homme occidental contemporain, sexe, sexe, sexe, émancipation des femmes, tendance hippies, désillusions ...

Ecriture qui pourrait choquer au premier abord: elle est sans conteste provocatrice, mais fait preuve de beaucoup d'auto-dérision. Et puis, on retrouve quelques pensées qui méritent d'être appronfondies :-)



L'histoire, pour situer le contexte:
On relate la vie de deux frères; d'une part celle de Michel, qui consacre sa vie à la recherche moléculaire (en vue de reproduire une nouvelle espèce sans contact sexuel), et d'autre part celle de Bruno, qui dédie sa vie aux plaisirs terrestres en tous genres...



et les traditionnelles citations en bonus:

J'aimerais penser que le moi est une illusion; il n'empêche que c'est une illusion douloureuse...

Pendant des années il avait porté des préservatifs sur lui en permanence, ça ne lui avait jamais servi à rien; de toute façon, les putes en avaient. (*et sbam*)

La possibilité de vivre commence dans le regard de l'autre.

Le monde est égal à la somme des connaissances que nous avons sur lui.

[...] la vie se caractérise par de longues plages d'ennui confus, elle est le plus souvent singulièrement morne; puis tout à coup une bifurcation apparaît, et cette bifurcation s'avère définitive.



Et ensuite, je me suis dit qu'il serait intéressant de découvrir comment serait réalisé l'équivalent cinématographique (euh intéressant dans le sens où il faudrait habilement pouvoir contourner la censure au grand écran pour ne pas en réduire l'accès au public); surprise: en fait le film est déjà sorti en 2006... (par un certain Oskar Roehler), j'attends pour en juger le rendu! (sans doute plus pudique)...

Et en passant, une critique (virulente) qui se dresse contre le livre, juste parce qu'elle est drôle :-D
Il faut d'ailleurs noter qu'il est devenu un best-seller (en 1998) par les nombreuses polémiques qu'il a engendré.

Mhh et si je commençais une de nos lectures obligatoires...

samedi 22 septembre 2007

Ciao bella.

"Au-delà des étoiles
Des rives du bon Dieu
Lui sur sa jolie toile
Il tisse tous mes voeux
Au détour d'un chagrin
A l'angle de mes larmes
Il se fraye un chemin
Et défait tous mes drames"

mercredi 19 septembre 2007

On the road again...

Rentrée:
rencontres inattendues, boulot, fêtes soutenues, cercle philo.

J'avais juste envie de faire une rime à 2 balles pour l'occasion =)

En espérant que l'année tienne ses promesses de prospérité...
-hum-

Hey girls, See you soon...
Il me manque 2 acolytes dans les couloirs des facs :-(
Et non je ne finirai pas saoule au cercle :-)

jeudi 13 septembre 2007

La jalousie, c’est tentant, t’entends. -_-


On envie toujours quelqu’un. Pour ce qu’il est, pour ce qu’il possède, pour ce qu’il reçoit.

_On est petit, on joue gentiment à sa Gamecube, on envie Georges jouant à la Wii dans sa villa méditerranéenne.

_On est toujours petit (mais un peu moins), on envie Georgia : belle, intelligente, amante habile, un humour moins particulier que le vôtre (et donc plus populaire).

Et voilà que l’individu se sent infime, bête, moche, désespéré devant sa cause. Il se prétend accablé du destin.
Il est gauche, solitaire, dénué d’esprit. Ou alors il en a trop.
Bref, dépressif dans tous les cas. L'individu jaloux recherche de l'attention pour combler les lacunes qu'il se crée spontanément.

Mais parfois, l’autre dont on est jaloux n'a rien de tous ces attributs. Et on en est d’autant plus jaloux.

Jaloux qu’une personne qui n’ait pas vos "qualités" puisse bénéficier malgré tout d’une chose qui vous est refusée.
*rire mesquin*
Mal au ventre ? Plus de réjouissance pour le bonheur d’autrui. Fini. Capput. Basta.
On se doit d’être égoïste pour être heureux, tout le monde le sait. Enfin, apparemment.
Ou sinon, peut-être n'est-ce pas le bonheur escompté que vous détenez.

Être égoïste, c’est en vouloir à l’autre : tu penses trop à toi, ce qui sous-entend "pas assez à moi". Dénoncez un égoïste, et vous découvrez étrangement que vous en êtes un!

*musique de fond de Rocky*

Jalouser Georgette peut modifier votre existence si vous pouvez en tirer des conséquences pragmatiques! Georgette est douée pour les maths: apprenez l'arithmétique et les nombres complexes! Georgette parle 7 langues européennes: devenez un polyglotte expérimenté! Georgette se tappe votre Georges: concentrez-vous sur les faiblesses de Georges pour le détester ("ouh le nul") et ensuite, dénichez un meilleur Georges. Bref, surpassez Georgette au lieu de geindre béatement, (si vous n'avez rien de mieux à accomplir).

On déplore généralement la jalousie. En amour, elle incarne la volonté de retenir l'autre, sans tomber dans l'excès de la possessivité.
Une référence littéraire pour l'occasion: La Rochefoucauld cite il y a dans la jalousie plus d'amour-propre que d'amour.

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Et rien à voir, mais tiens, une allusion à Fight club, juste parce que j’en ai envie: Jack se crée "Tyler", par envie ou par besoin d'échapper à sa petite vie de consommateur modèle.
La convoitise peut engendrer le changement. Elle peut guider l'individu s'il n'en devient pas dépendant.

C'est drôle comme on peut toujours faire des rapprochements entre les choses. ('hé tu mettras ça dans ton blog').^^

Dans un autre registre, et pour clore avec la parenthèse cinématographique :
Il y a un adage qui dit qu’on fait du mal à ceux qu’on aime : mais il oublie de dire qu’on aime ceux qui nous font du mal.

Tout comme on ne peut réellement haïr une personne que si on l'a aimée auparavant...
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Like if it means something…

lundi 3 septembre 2007

Impulsion


Je veux m'enfuir, au loin, échapper aux tumultes

Crier, pour que ma voix résonne en échos imperceptibles

Que la montagne en frissonne, que se fraye un chemin,

Que se nomme enfin l'indescriptible...


Je veux qu'on me retienne. Parfois.

Que l'on me sert au point de ne plus pouvoir résister,

Si fort, pour me sentir fragile. Une fois.


Je veux voler sans craindre de retomber.

Je voudrais croire encore ...

dimanche 2 septembre 2007

Le jeu de la grenouille.

-Les ptites grenouilles-

Déplacez les grenouilles vertes de la gauche vers la droite (et inversément pour les brunes) pour leur faire échanger de place, sachant qu'elles ne peuvent sauter au-dessus que d'une seule grenouille à la fois... (elle ne s'en tappe pas 2 d'un coup, hé non, c'est une brave grenouille que voici)






Que c'est mignO_ôon une grenouille ^ ^' -hum-
normalement, il faut pas se casser la tête longtemps avec elles, insister ou abandonner...!

Barjavel…La nuit des temps.

Ecrivain populaire du 20ème siècle (1911-1985) (^^), mister Barjavel nous a gentiment légués quelques œuvres qui méritent d’être découvertes.

Il n’a pu arriver au terme de ses études à cause de soucis financiers, mais voici la preuve qu’on peut se réaliser malgré tout, en contournant certains chemins tracés...
Il enchaîne différents petits boulots et finit par se trouver en tant que critique de théâtre et de cinéma.
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La nuit des temps est ainsi en réalité le scénario d’un film de science-fiction, qui ne sera pas adapté au grand écran, malgré le succès littéraire que va remporter cette œuvre.

Résumé : « Dans l’immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé du relief sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace… ». Les savants y découvriront un autre monde, endormi depuis 900 000 ans, un mystère enfoui qu’ils se doivent de résoudre.

« La nuit des temps, c’est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d’amour passionné. Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d’Eléa et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires. »

J’ai trouvé le début assez lent, mais on accroche assez bien par la suite !
L’auteur (oui, le narrateur plutôt) dénonce l’homme vivant qui détruit lui-même le monde par sa bêtise. C’est l’homme qui détruit l’homme et qui provoque l’anéantissement du monde
("nous savons au moins une chose : c’est que l’homme est merveilleux et que les hommes sont pitoyables").

Le thème de la solitude y est récurrent, et on pense rapidement à Thomas More (Utopia), le narrateur décrivant longuement la civilisation perdue comme étant l’idéal d’un monde meilleur (qui finira pourtant…mal) !

Une adaptation cinématographique aurait été intéressante… Ne fût-ce que pour découvrir comment un producteur aurait réalisé la vision du passé (paradoxalement futuriste) des hibernés. Une histoire dont on est le témoin, plus que le lecteur.
De quoi s’évader un moment, de quoi bouleverser nos conceptions habituelles.

Citations :

Vivre les malheurs d’avance, c’est les subir deux fois

Au lieu de dire tu m’appartiens, leur amour est tel qu’ils se disent naturellement : je suis à toi

Une certaine vivacité des facultés mentales condamne à la solitude

Je ne suis pas une brute congestionnée gouvernée par son estomac et par son sexe. Je suis raisonnablement raisonnable, sentimental et sensuel, et capable de maîtriser mes émotions et mes instincts.

4/5

Rmq: du même auteur, j’avais bien apprécié L’enchanteur (conseillé à ceux qui souhaitent découvrir l’histoire du roi Arthur dans son entièreté (ce qui nous vaut pas moins de 500 pages :D)).