-Avant, je n'employais jamais ce mot-
Qui mythonne, et pourquoi?
Le pseudo-intellectuel (conscient dès lors de sa triste condition): il utilise le mythonnage pour s'élever de ses camarades trop "communs". Il est très simple de recourir à cette méthode: vous pourrez manipuler votre entourage (car ils accorderont une totale confiance à vos propos) et de plus, ils vous estimeront pour votre "savoir" (après tout, ils n'ont pas tort car il vous faut faire preuve d'une maîtrise théorique minimale: vous devez pouvoir vous servir de wikipédia).
Apprenez également, pour accentuer cet effet, les derniers néologismes, les étymologies, et surtout: un nombre inégalable de mots grecs (mettez en scène votre belle langue ésotérique). Par ailleurs, vous éviterez l'argot sur msn, qui pourrait briser votre image.
Pour renforcer votre effet sur le public, accentuez votre jeu d'acteur (très important) : veillez simplement à votre façon de parler (au ton particulièrement), à votre façon de vous tenir (regard pensif et confiant, voire un peu perdu).
Attention: tous les mythos ne sont pas de mauvais mythos.
Certains l'utilisent pour se créer des situations risibles, en vue d'occuper leurs journées monotones (si vous n'êtes entouré que de gens coincés qui ne partagent pas votre humour particulier), d'autres parce qu'ils aiment réellement s'instruire mais se cachent derrière le mythonnage pour ne pas paraître prétentieux (auto-dérision performante). D'autres encore, pour se sauver d'une situation à risque! Une alternative pour ces derniers: faire abstraction totale du sujet qui risque de nuire à leur crédibilité. Fuir, c'est aussi une belle option qui vaut sans doute le bon vieux mythonnage.
Au quotidien, le mythonnage peut vous sauvez la mise, il serait préférable de ne pas le négliger ou de le mépriser totalement.
Un exemple!
Notre comportement influence beaucoup lors d'une quelconque évaluation. Prenons le cas d'un examen: il suffit de suivre ces directives...
Ne pas prendre un air constipé, endossez-vous un rôle de vainqueur et ayez l'air détendu (il est capital de sympathiser avec l'ennemi!!). Attention cependant: ne soyez pas trop en confiance (l'arrogance pourrait être mal perçue, surtout si vous ne maîtrisez pas le sujet).
Provoquez de l'empathie, mais pas trop. Soyez pour cela un peu hésitant. Ne pas contredire l'interlocuteur, faire comme si vous saviez parfaitement ce que vous ignoriez jusqu'alors (il suffit de dire "oui, juste").
Mettez votre ennemi en confiance : prouvez-lui votre bonne volonté et votre assiduité (si vous avez souvent séché son cours (pas de notes de votre part) car un syllabus rédigé était disponible et que vous ne savez pas répondre : dites « oui je me souviens avoir noté que… »). Le comportement du mythomane est évidemment variable en fonction de l'ennemi à affronter.
Un vrai mytho reste et restera toujours un mytho. C'est ainsi, c'est inscrit dans sa nature. Il est un cas pathologiquement (et temporairement) intéressant à observer.
Un faux mytho peut quant à lui ne plus pouvoir redevenir lui-même, s'il ne prend pas garde. Il est pourtant talentueux de nature, (malgré ses légères déviances).
Le mythonnage reste un art subtile, tant qu'on peut s'en distancier et se l'avouer humblement.
Ne nous voilons pas la face: nous avons tous recours au mythonnage.
Nous l'utilisons simplement à différents degrés...
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

2 commentaires:
t'as oublié de dire qui avait inventé le mythonnage !!!! c'est une appelation sous haute surveillance ! qui veut n'est pas mytho mais qui veut ne dit pas mytho!
loool
J'vais marqué le monde avec mon petit Bastin :d
Je me suis dit que tu percevrais directement la dédicace :D
ahhh j'étais une mytho qui s'ignorait avant de te connaître lol...
Jcommence à imprimer le ptit Bastin, on se fera une quinzaine supplémentaire pour plus tard :D
(la fille qui s'incruste dans l'affaire)... -hum- :)
Enregistrer un commentaire