dimanche 23 décembre 2007

Illus by Mcmillan, Digital Art

_C'est pourtant vrai, ironiquement, il a l'air con. J'avais jamais remarqué.
_Qu'est-ce qui compte finalement? La toute première ou la dernière des impressions?



On s'aimait trop vite, on ne s'oubliait que trop facilement.



Fan de leurs illus...

vendredi 14 décembre 2007

Dream, dream, dreamer.

La vie a plus d'imagination que n'en portent nos rêves.


[ Ridley Scott ]


Parce qu'on vit plus d'onirisme que du reste?


dimanche 11 novembre 2007

Cette année, c'est fête! (ah et boulot).



Soirée PhilooO_ô, bunkers, dvds, sport, encore, encore....

Jsuis contente de passer cette année en votre compagnie...

Prochaine prédiction: on va réussir tous nos examens :-)

Qques photos du souper:

l'apprentissage du kicker... Victoire marquante ce 14/11 :D


Drôle^^ soit je montre la "macula" de mes yeux, soit je les ferme...

mercredi 31 octobre 2007

Psychose

Pour le premier film que je découvre de M. Hitchcock, je dois avouer avoir été séduite par le grandiose de la réalisation !

Nullement déçue donc, j’ai pu mettre de côté ces vilains a priori sur les films en noir et blanc, sur les faibles moyens de l’époque mis à la disposition du réalisateur, sur le grotesque actuel des scènes dites "effrayantes"…

Premièrement, séduite par le registre linguistique (un défi pour utiliser un tel registre à l’heure actuelle) : on sait que Hitchcock ne laissait aucune place à l’improvisation (présumée créative) des acteurs; ils suivent ainsi scrupuleusement leurs scripts, on en ressent par moments une certaine rigueur, renforcée sans doute par le registre linguistique de l'époque. Mais c'est un rigorisme qui se veut élégant, maniéré sans doute également, aboutissant sur un autre plan à l'impression d'une apparente délicatesse des personnages.

Deuxièmement, le visuel joue évidemment une importance capitale (notamment via la récurrence des gros plans), d'autant plus qu'il laisse au spectateur le soin d'interpréter ce qui lui est suggéré.

En ce qui concerne l'intrigue en soi, Hitchcock joue habilement à la fois sur l'intériorité de ses personnages et sur leur environnement extérieur (ils se font quand même poignardés par un énergumène en robe de chambre :D). Bravo en passant à Anthony Perkins pour son interprétation, Janet Leight de son côté étant tout aussi charismatique...



Bien que le dénouement ne soit pas difficile à découvrir en cours de film (étant habitués à cas semblables depuis), l'interprétation explicative que l'on donne en fin de film éclaire intelligemment toute la trame de Psychose. (évitons le spoiler déjà entamé :D)

Autre point fort: Hitchcock a l’audace d’éliminer le protagoniste principal! (le spoiler continue son avancée malgré tout (mais tout le monde le savait de toute manière)), le spectateur devant dès lors s'identifier successivement à divers personnages. Cela nous amène à nous distancier un court instant (le temps de s'identifier au personnage-relais) et d'avoir un regard "d'analyste" sur les événements (ceci en parallèle avec les théories freudiennes où Hitchcock puise volontiers son inspiration).

Tous ces atouts cinématographiques contribuent à qualifier ce film de révolutionnaire pour son époque, lui assurant en outre sa postérité: Psychose continue à trouver écho dans le cinéma contemporain par l'engouement qu'il suscite encore aujourd'hui...


NB: sans surprises, c'est une adaptation littéraire (Robert Bloch, de la nouvelle éponyme) :-)
Le film connaîtra également de nombreux remake par la suite.

dimanche 21 octobre 2007

Hommage à Jean Petit

Crémaillère au kot de Lil'Djoul...! Mémorable :-)


Y a même des photos qui se passeraient de commentaires...


(et en plus je relève mon ptit doigt (jviens seulement de le remarquer)), l'effet du pisang sur l'organisme... Mais paraît que je suis comique dans cet état-là (j'ai inventé les rires compatissants, fait un capot à la belote d'instinct (c-à-d sans savoir jouer), j'étais parfois 3 chansons en retard et je développais paraît-il des dons de médiums) :D


Et les gars dont la phrase fétiche se résume à "tu bois":

Pyramides powaa... (ou pas!)

Merci Jean Petit, comme dirait Lil'Djoul, tu mets du bonheur dans notre vie :-)

samedi 13 octobre 2007

Playing


Tous ces gens qui se mettent en scène... Tous ces mensonges mutuels consentis...

Tous les silences et les gestes que l'on sème, qui témoignent de ce royaume enseveli,

Tout l'espoir que l'on fonde en nos âmes perdues et que l'on épuise en rituels indécis,

Toute cette peine oubliée... Toutes ces envies épuisées par l'aumône du coeur à jamais converti...

Et pour tout ceci, il existait tout cela.

mardi 2 octobre 2007

99 Francs

Un film de Jan Kounen, à découvrir rapidement (-et c'est moi qui dit ça oui-)
tout particulièrement pour ceux qui n’ont pas lu l’ouvrage de Beigbeder;

Répliques terribles, attention captée en permanence; bref, divertissement garanti!

Youhou.

dimanche 30 septembre 2007

M. Houellebecq

"Les Particules élémentaires"

Titre attrayant qui ne laisse que peu entrevoir ce qu'on découvre au fil de la lecture; résumons (entre autres) par les termes suivants: critique sociale, frustrations de l'homme occidental contemporain, sexe, sexe, sexe, émancipation des femmes, tendance hippies, désillusions ...

Ecriture qui pourrait choquer au premier abord: elle est sans conteste provocatrice, mais fait preuve de beaucoup d'auto-dérision. Et puis, on retrouve quelques pensées qui méritent d'être appronfondies :-)



L'histoire, pour situer le contexte:
On relate la vie de deux frères; d'une part celle de Michel, qui consacre sa vie à la recherche moléculaire (en vue de reproduire une nouvelle espèce sans contact sexuel), et d'autre part celle de Bruno, qui dédie sa vie aux plaisirs terrestres en tous genres...



et les traditionnelles citations en bonus:

J'aimerais penser que le moi est une illusion; il n'empêche que c'est une illusion douloureuse...

Pendant des années il avait porté des préservatifs sur lui en permanence, ça ne lui avait jamais servi à rien; de toute façon, les putes en avaient. (*et sbam*)

La possibilité de vivre commence dans le regard de l'autre.

Le monde est égal à la somme des connaissances que nous avons sur lui.

[...] la vie se caractérise par de longues plages d'ennui confus, elle est le plus souvent singulièrement morne; puis tout à coup une bifurcation apparaît, et cette bifurcation s'avère définitive.



Et ensuite, je me suis dit qu'il serait intéressant de découvrir comment serait réalisé l'équivalent cinématographique (euh intéressant dans le sens où il faudrait habilement pouvoir contourner la censure au grand écran pour ne pas en réduire l'accès au public); surprise: en fait le film est déjà sorti en 2006... (par un certain Oskar Roehler), j'attends pour en juger le rendu! (sans doute plus pudique)...

Et en passant, une critique (virulente) qui se dresse contre le livre, juste parce qu'elle est drôle :-D
Il faut d'ailleurs noter qu'il est devenu un best-seller (en 1998) par les nombreuses polémiques qu'il a engendré.

Mhh et si je commençais une de nos lectures obligatoires...

samedi 22 septembre 2007

Ciao bella.

"Au-delà des étoiles
Des rives du bon Dieu
Lui sur sa jolie toile
Il tisse tous mes voeux
Au détour d'un chagrin
A l'angle de mes larmes
Il se fraye un chemin
Et défait tous mes drames"

mercredi 19 septembre 2007

On the road again...

Rentrée:
rencontres inattendues, boulot, fêtes soutenues, cercle philo.

J'avais juste envie de faire une rime à 2 balles pour l'occasion =)

En espérant que l'année tienne ses promesses de prospérité...
-hum-

Hey girls, See you soon...
Il me manque 2 acolytes dans les couloirs des facs :-(
Et non je ne finirai pas saoule au cercle :-)

jeudi 13 septembre 2007

La jalousie, c’est tentant, t’entends. -_-


On envie toujours quelqu’un. Pour ce qu’il est, pour ce qu’il possède, pour ce qu’il reçoit.

_On est petit, on joue gentiment à sa Gamecube, on envie Georges jouant à la Wii dans sa villa méditerranéenne.

_On est toujours petit (mais un peu moins), on envie Georgia : belle, intelligente, amante habile, un humour moins particulier que le vôtre (et donc plus populaire).

Et voilà que l’individu se sent infime, bête, moche, désespéré devant sa cause. Il se prétend accablé du destin.
Il est gauche, solitaire, dénué d’esprit. Ou alors il en a trop.
Bref, dépressif dans tous les cas. L'individu jaloux recherche de l'attention pour combler les lacunes qu'il se crée spontanément.

Mais parfois, l’autre dont on est jaloux n'a rien de tous ces attributs. Et on en est d’autant plus jaloux.

Jaloux qu’une personne qui n’ait pas vos "qualités" puisse bénéficier malgré tout d’une chose qui vous est refusée.
*rire mesquin*
Mal au ventre ? Plus de réjouissance pour le bonheur d’autrui. Fini. Capput. Basta.
On se doit d’être égoïste pour être heureux, tout le monde le sait. Enfin, apparemment.
Ou sinon, peut-être n'est-ce pas le bonheur escompté que vous détenez.

Être égoïste, c’est en vouloir à l’autre : tu penses trop à toi, ce qui sous-entend "pas assez à moi". Dénoncez un égoïste, et vous découvrez étrangement que vous en êtes un!

*musique de fond de Rocky*

Jalouser Georgette peut modifier votre existence si vous pouvez en tirer des conséquences pragmatiques! Georgette est douée pour les maths: apprenez l'arithmétique et les nombres complexes! Georgette parle 7 langues européennes: devenez un polyglotte expérimenté! Georgette se tappe votre Georges: concentrez-vous sur les faiblesses de Georges pour le détester ("ouh le nul") et ensuite, dénichez un meilleur Georges. Bref, surpassez Georgette au lieu de geindre béatement, (si vous n'avez rien de mieux à accomplir).

On déplore généralement la jalousie. En amour, elle incarne la volonté de retenir l'autre, sans tomber dans l'excès de la possessivité.
Une référence littéraire pour l'occasion: La Rochefoucauld cite il y a dans la jalousie plus d'amour-propre que d'amour.

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Et rien à voir, mais tiens, une allusion à Fight club, juste parce que j’en ai envie: Jack se crée "Tyler", par envie ou par besoin d'échapper à sa petite vie de consommateur modèle.
La convoitise peut engendrer le changement. Elle peut guider l'individu s'il n'en devient pas dépendant.

C'est drôle comme on peut toujours faire des rapprochements entre les choses. ('hé tu mettras ça dans ton blog').^^

Dans un autre registre, et pour clore avec la parenthèse cinématographique :
Il y a un adage qui dit qu’on fait du mal à ceux qu’on aime : mais il oublie de dire qu’on aime ceux qui nous font du mal.

Tout comme on ne peut réellement haïr une personne que si on l'a aimée auparavant...
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Like if it means something…

lundi 3 septembre 2007

Impulsion


Je veux m'enfuir, au loin, échapper aux tumultes

Crier, pour que ma voix résonne en échos imperceptibles

Que la montagne en frissonne, que se fraye un chemin,

Que se nomme enfin l'indescriptible...


Je veux qu'on me retienne. Parfois.

Que l'on me sert au point de ne plus pouvoir résister,

Si fort, pour me sentir fragile. Une fois.


Je veux voler sans craindre de retomber.

Je voudrais croire encore ...

dimanche 2 septembre 2007

Le jeu de la grenouille.

-Les ptites grenouilles-

Déplacez les grenouilles vertes de la gauche vers la droite (et inversément pour les brunes) pour leur faire échanger de place, sachant qu'elles ne peuvent sauter au-dessus que d'une seule grenouille à la fois... (elle ne s'en tappe pas 2 d'un coup, hé non, c'est une brave grenouille que voici)






Que c'est mignO_ôon une grenouille ^ ^' -hum-
normalement, il faut pas se casser la tête longtemps avec elles, insister ou abandonner...!

Barjavel…La nuit des temps.

Ecrivain populaire du 20ème siècle (1911-1985) (^^), mister Barjavel nous a gentiment légués quelques œuvres qui méritent d’être découvertes.

Il n’a pu arriver au terme de ses études à cause de soucis financiers, mais voici la preuve qu’on peut se réaliser malgré tout, en contournant certains chemins tracés...
Il enchaîne différents petits boulots et finit par se trouver en tant que critique de théâtre et de cinéma.
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La nuit des temps est ainsi en réalité le scénario d’un film de science-fiction, qui ne sera pas adapté au grand écran, malgré le succès littéraire que va remporter cette œuvre.

Résumé : « Dans l’immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé du relief sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace… ». Les savants y découvriront un autre monde, endormi depuis 900 000 ans, un mystère enfoui qu’ils se doivent de résoudre.

« La nuit des temps, c’est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d’amour passionné. Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d’Eléa et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires. »

J’ai trouvé le début assez lent, mais on accroche assez bien par la suite !
L’auteur (oui, le narrateur plutôt) dénonce l’homme vivant qui détruit lui-même le monde par sa bêtise. C’est l’homme qui détruit l’homme et qui provoque l’anéantissement du monde
("nous savons au moins une chose : c’est que l’homme est merveilleux et que les hommes sont pitoyables").

Le thème de la solitude y est récurrent, et on pense rapidement à Thomas More (Utopia), le narrateur décrivant longuement la civilisation perdue comme étant l’idéal d’un monde meilleur (qui finira pourtant…mal) !

Une adaptation cinématographique aurait été intéressante… Ne fût-ce que pour découvrir comment un producteur aurait réalisé la vision du passé (paradoxalement futuriste) des hibernés. Une histoire dont on est le témoin, plus que le lecteur.
De quoi s’évader un moment, de quoi bouleverser nos conceptions habituelles.

Citations :

Vivre les malheurs d’avance, c’est les subir deux fois

Au lieu de dire tu m’appartiens, leur amour est tel qu’ils se disent naturellement : je suis à toi

Une certaine vivacité des facultés mentales condamne à la solitude

Je ne suis pas une brute congestionnée gouvernée par son estomac et par son sexe. Je suis raisonnablement raisonnable, sentimental et sensuel, et capable de maîtriser mes émotions et mes instincts.

4/5

Rmq: du même auteur, j’avais bien apprécié L’enchanteur (conseillé à ceux qui souhaitent découvrir l’histoire du roi Arthur dans son entièreté (ce qui nous vaut pas moins de 500 pages :D)).

mercredi 29 août 2007

Last Piece & Shizuku



Aitakute demo aenakute
Afureru kimochi tada dakishimete
Hitodoori ooi toori aruite ite mo
Atama ni mawaru anata no egao


Pandas & kokoro addicted ^^ '

vendredi 24 août 2007

A la découverte de Tim Burton...

- Un jour, j'arrêterai de rêver ma vie -

Mais pas encore tout de suite.


Et bien voilà "Big Fish" de vu (oui, il est seulement sorti en...2004), et résultat: agréablement surprise par le film...
Un de ces films où l'on s'évade, rempli de fantaisies et de métaphores burlesques, comme je les z'aime...

Je me rends compte que j'aime beaucoup les comédies dramatiques. Peut-être pour me convaincre que l'on peut rire de tout, c'est tellement rassurant d'avoir la possibilité d'associer l'humour et la tristesse. Muahaha^^


La bande-annonce, même si elle est loin de pouvoir retransmettre l'atmosphère du film,

mais aussi... des citations du film en bonus:

On peut être un gros poisson dans une petite mare,
et se noyer dans l’océan

Après tout, nous sommes des étrangers qui se connaissent bien

S’en tenir aux faits, ce n’est pas compliqué, mais ce n’est pas passionnant

Quand le destin vous échappe, seul un idiot agirait …Et je suis un idiot :-)

mercredi 22 août 2007

Le mythonnage.

-Avant, je n'employais jamais ce mot-

Qui mythonne, et pourquoi?

Le pseudo-intellectuel (conscient dès lors de sa triste condition): il utilise le mythonnage pour s'élever de ses camarades trop "communs". Il est très simple de recourir à cette méthode: vous pourrez manipuler votre entourage (car ils accorderont une totale confiance à vos propos) et de plus, ils vous estimeront pour votre "savoir" (après tout, ils n'ont pas tort car il vous faut faire preuve d'une maîtrise théorique minimale: vous devez pouvoir vous servir de wikipédia).

Apprenez également, pour accentuer cet effet, les derniers néologismes, les étymologies, et surtout: un nombre inégalable de mots grecs (mettez en scène votre belle langue ésotérique). Par ailleurs, vous éviterez l'argot sur msn, qui pourrait briser votre image.

Pour renforcer votre effet sur le public, accentuez votre jeu d'acteur (très important) : veillez simplement à votre façon de parler (au ton particulièrement), à votre façon de vous tenir (regard pensif et confiant, voire un peu perdu).

Attention: tous les mythos ne sont pas de mauvais mythos.
Certains l'utilisent pour se créer des situations risibles, en vue d'occuper leurs journées monotones (si vous n'êtes entouré que de gens coincés qui ne partagent pas votre humour particulier), d'autres parce qu'ils aiment réellement s'instruire mais se cachent derrière le mythonnage pour ne pas paraître prétentieux (auto-dérision performante). D'autres encore, pour se sauver d'une situation à risque! Une alternative pour ces derniers: faire abstraction totale du sujet qui risque de nuire à leur crédibilité. Fuir, c'est aussi une belle option qui vaut sans doute le bon vieux mythonnage.

Au quotidien, le mythonnage peut vous sauvez la mise, il serait préférable de ne pas le négliger ou de le mépriser totalement.
Un exemple!
Notre comportement influence beaucoup lors d'une quelconque évaluation. Prenons le cas d'un examen: il suffit de suivre ces directives...

Ne pas prendre un air constipé, endossez-vous un rôle de vainqueur et ayez l'air détendu (il est capital de sympathiser avec l'ennemi!!). Attention cependant: ne soyez pas trop en confiance (l'arrogance pourrait être mal perçue, surtout si vous ne maîtrisez pas le sujet).
Provoquez de l'empathie, mais pas trop. Soyez pour cela un peu hésitant. Ne pas contredire l'interlocuteur, faire comme si vous saviez parfaitement ce que vous ignoriez jusqu'alors (il suffit de dire "oui, juste").
Mettez votre ennemi en confiance : prouvez-lui votre bonne volonté et votre assiduité (si vous avez souvent séché son cours (pas de notes de votre part) car un syllabus rédigé était disponible et que vous ne savez pas répondre : dites « oui je me souviens avoir noté que… »). Le comportement du mythomane est évidemment variable en fonction de l'ennemi à affronter.

Un vrai mytho reste et restera toujours un mytho. C'est ainsi, c'est inscrit dans sa nature. Il est un cas pathologiquement (et temporairement) intéressant à observer.
Un faux mytho peut quant à lui ne plus pouvoir redevenir lui-même, s'il ne prend pas garde. Il est pourtant talentueux de nature, (malgré ses légères déviances).

Le mythonnage reste un art subtile, tant qu'on peut s'en distancier et se l'avouer humblement.

Ne nous voilons pas la face: nous avons tous recours au mythonnage.

Nous l'utilisons simplement à différents degrés...

dimanche 19 août 2007

Voyage au bout de la nuit...*Céline

Résumé :
Paris, place de Clichy, 1914. Envoûté par la musique d'une parade militaire, Ferdinand Bardamu, jeune rebelle, décide, par excès d'héroïsme, de s'engager dans la guerre contre les Allemands. Mais au front, c'est l'enfer et l'absurdité. Il perd vite son enthousiasme et découvre avec épouvante les horreurs de la guerre. Il ne comprend plus pourquoi il doit tirer sur les Allemands. Il prend aussi conscience de sa propre lâcheté…

(et pour une fois, je me contente de ce bref résumé de début de roman, qui provient de alalettre.com)

Cela faisait un ptit moment que je voulais le lire (et non, ce n’est pas dû à l’influence de Franck), voilà chose faite. Ironie complète tout au long du récit, mais elle répond à sa définition première car elle ne cesse de démontrer certaines absurdités. Le personnage, par cette ironie, se distancie de ses propos et partage avec le lecteur sa vision des événements, auxquels il fait face assez passivement.

Il ne reste au lecteur qu'à se laisser guider par les multiples voyages du protagoniste.
On remarque également dès les premières lignes l'usage de l'argot, facilitant l'accessibilité littéraire de l'oeuvre (audace triomphante par ailleurs)!


Ce que j’en retiens principalement :
L’absurdité du patriotisme, je parle ici du patriotisme exacerbé, celui qui mène ses compatriotes "au bout de la nuit", entraînant ses victimes exsangues en chemin. Le patriotisme absurde dont certains se targuent sans cesse ("mon pays c'est le plus beau -mais je n'y vis pas-") m'exaspère certaines fois (il paraît que les Belges ne sont pas très patriotiques hey)...

L’auteur milite notamment contre le capitalisme, et principalement le taylorisme qui contraint certaines personnes aux souffrances physico-mentales (exigées par le travail à la chaîne)...

Mais l’auteur (le narrateur du moins) se dresse également contre l’idéalisme ! :-) Ahaaaah.
Il est contre les grands sentiments car ils les jugent faux (du vécu là-dessous ?).

Œuvre désespérante en tous points, et pour cause :
Pour lui l’avenir, c’est la décomposition (directement moins poétique, mais sans doute plus réaliste) : "la mort rend simplement visible la pourriture qui était latente et cachée jusque-là."

Il cite également: Quand on a pas d'imagination, mourir c'est peu de chose, quand on en a, mourir c'est trop.

...enjoy.

3.5/5

samedi 18 août 2007

Perspectives pour cette année ?

Les élargir, évidemment.

Tadam, aujourd’hui j’ai envie de mettre des photos.

Mais il ressemble à rien ce blooog’ :-)
Ou alors il me ressemble.

Tout d'abord, voici Julie, Ze déléguée membre philo, avec qui j’aime discuter de choses et d’autres (*comment ne pas dévoiler le sujet d'une conversation*); Julie a une vitesse de lecture et une connaissance cinématographique surprenantes (j’ai enfin vu l’illusionniste à propos lol). Je soudoie le soleil pour septembre, pensons au kayak et à la mer :-)

A sa droite: Charlotte, prochainement membre du comité philo à mes côtés –hum-, c’est comique qu’on fasse connaissance durant les vacances :P mais il n’est jamais trop tard pour faire de chouettes rencontres, on a encore beaucoup de films comme "hostel" à aller voir en groupe (lol), de jumanji aux pitas indonésiennes suspectes à tester, et puis je crois n’avoir pas encore exploré Namur de fond en comble (ah booon)^^

D’autant plus que cette année, tu kottes avec Caro, qui m’héberge toujours aimablement, (observez la transition)

Caro et Romy, amitié de longue date, une soirée ne serait pas une soirée digne de ce nom sans vous deux (même si Romy désertait souvent le bunker aux heures matinales lol). Louvain ou Bxl l'an prochain? Pas encore décidée, mais je n'ai pas envie d'y penser sérieusement pour l'instant. J'espère qu'on se verra toujours autant! (de toute façon, je kotterai enfin). La soirée la plus amusante: le bunker éco à l’annif de Caro; la soirée la plus nulle étant bien évidemment le Bal des Busés, et tout particulièrement cette année xD Mais on s'en fout, on persiste chaque année à y aller quand même...

vendredi 17 août 2007

Hasard, coïncidences et destin?

Y croyons-nous ?
Un tout simple: quel hasard a-t-il fallu pour que tu lises ceci, en ce moment ? Quand on y pense, des siècles et des siècles auraient pu nous distancer, nous aurions également très bien pu, à une même époque, ne jamais nous adresser la parole.

Ce qu’on appelle la « destinée » repose-t-elle sur une suite d’événements hasardeux ?
Au fil de nos vies, nous rencontrons chacun nos guides (on perçoit ici l’influence de Demian), qui participent à la connaissance de soi.

Pas de caricatures : ce n’est pas parce qu’à 5 ans vous avez rencontré un boulanger charismatique que vous deviendrez boulanger à votre tour…

Nos rencontres peuvent néanmoins influencer nos comportements, nos pensées, nos choix, et donc nos actions. Ou du moins, certaines de celles-ci. Le cheminement de la vie reposerait sur « un coup de dés » que nous tenterions au mieux de maîtriser…

Mon ami Albert (à propos de la théorie quantique) pensait que "Dieu ne jouait pas aux dés" ; il ne croyait donc pas aux coïncidences de la nature (ça y est, j’ai envie de discuter de bivalence, des limites floues auxquelles la physique classique ne peut répondre, -mais je m’abstiens gentiment-).
Et pourtant, Einstein ne se revendiquait pas comme un croyant converti (là n’est pas la question pour cet article, au revoir chères digressions).

L’homme, par ses choix (ou par ses impulsions), oriente comme il le peut sa "destinée", terme auquel je ne peux accorder de définition concrète…
L’idée du hasard me séduit assez, celles des coïncidences également, les deux idées étant pourtant singulièrement différentes.
Certaines "coïncidences" nous façonnent, même si elle n'auraient jamais dû avoir lieu...
Ils recouvrent en quelque sorte une forme de "magie" inexplicable dont serait tissée l’univers...
Avis mitigé (voire indécis), mais en fin de compte, se poser la question n’est peut-être pas si intéressant...?
Toutefois, on ne peut s'empêcher (pour certains) de s'interroger. Après tout, on peut facilement se contenter de vivre dans l'ignorance. J'aime les prises de conscience, j'aime rêver, j'aime à me retrouver à la limite floue entre le réel et ses rêveries. Mais je m'égare à nouveau.
C'était pour le plaisir du vertige.

mardi 14 août 2007

*que ferions-nous sans l'espoir de nous réaliser...

Le temps fane peu à peu mes rêves…

L’espérance donne heureusement naissance au printemps de l’âme.

dimanche 12 août 2007

Les gens suspects.

Comme je n’ai pas envie de me trouver une occupation pour le moment,
Qu’on est au mois d’août, avec un temps on ne peut plus aléatoire,
Que j’ai presque terminé mon bouquin et que je me réserve la fin pour plus tard,
Que je viens de regarder un "Heroes" (cool j’ai presque rejoint Rtl^^), puis Slevin et que je n’ai pas envie d’enchaîner sur un autre film directement (j’ai bien aimé les répliques de ce film en passant),
Que je viens de discuter avec un ami qui s’est moqué gentiment de ma photo avec l’arbre Mojo,
Que je ne me sens pas d’humeur à sortir quelque part ce soir, et que de toute façon je sortirai demain,

J’ai envie de parler des gens suspects. [et oui, désolé, il n’y a pas de rapport avec ce qui précède, c’était juste pour parler sournoisement de moi].


Pourquoi parler des gens suspects ?
On en rencontre régulièrement : dans la rue, au détour d’une école, dans une gare (et dans les trains!), … Bref, ils sont partout.
Sauf chez nous (du moins, on l’espère).

Comment reconnaître un visage suspicieux ?
Le cliché veut que ce soit un homme, la quarantaine, l’air tendu, le teint froissé, un regard qui en dit long sur ses intentions.
Maintenant, distinguons premièrement le type « pervers » qui, par ses yeux généralement globuleux (prédisposition biologique?), choisit sa proie et ne la quitte plus des yeux.

Tous les matins, le pervers en question, repère la jeune fille (au hasard, une étudiante romaniste qui prend le train à Charleroi-sud en direction de Namur, à 7h34) et ne peut s’empêcher de la suivre du regard.
« Heureusement », c’est un pervers passif qui se contente de poursuivre sa proie à distance,
« heureusement » à nouveau, on ne peut savoir exactement ce à quoi il pense en la regardant.

Son air abruti le fait paraître inoffensif, la jeune fille s’en méfiera cependant et préférera la fuite à la confrontation.
Une variante : le pervers passif peut être également un retardé mental qui vous poursuivra dans le train, uniquement pour s’asseoir auprès de vous. Vous aurez beau changer de place, il changera également.

Deuxièmement, et non des moindres, le type psychopathe. Pas grand-chose à dire sur lui, le terme « psychopathe » me semble limpide.

Enfin, parlons du type névrosé, sans doute le plus dangereux des trois. Il met en avant sa nervosité et apparaît tout de suite comme suspect. Il vous fixe sans détour et il est réellement effrayant. Une seule solution : courir. Ne cherchez pas à l’affronter, sauf si vous êtes accompagné de votre ami Bob, boxeur attitré.

Réjouissez-vous : plus vous rencontrerez de gens suspects, et plus votre instinct de survie sera opérationnel (en principe).

Conclusion : estimez-vous heureux si une gentille mammy ou papy vous adresse la parole lorsque vous êtes seul(e) à la gare. On ne sait pas à quoi on peut échapper.

samedi 11 août 2007

Cagla (à prononcer Tchâla)


Née en l’an 1987, dans une petite ville de Wallonie dont la réputation dépasse les crimes effectifs, Cagla grandit auprès des siens paisiblement.
Quelle bonne idée de naître un mois de juillet, je te félicite pour ta précoce perspicacité.

Dès sa plus tendre enfance, elle rencontra en classe de maternelle sa tendre comparse de jeux (=moi), qui portait un manteau identique à l’époque. (nos mères partageaient apparemment les mêmes goûts "douteux") O_ô Laughing Out Loud, of course.

Toujours est-il que nos chemins se sont séparés alors que nous apprenions tout juste à ne plus baver par terre (mais je ne l’ai jamais fait hein), à réciter l'alphabet, à réaliser quelques intégrales, à galoper dans les rues farciennoises de notre belle cité (à peu de choses près, ceci n’est pas une fiction).

Nous nous retrouvâmes chez ce bon vieux Magritte, pour de nouvelles aventures, qui ne cessèrent d'être enrichissantes -haha * rire nostalgique*-. C’est à cette époque qu’on est réellement devenues amies et que j’ai découvert que tu habitais à deux rues de chez moi.

La petite Cagla fonda au cours de ces années d'apprentissage le didounisme, dogme qui prit une ampleur considérable auprès de certains concitoyens (dites didouuuu quand vous apercevez quelqu’un ou quelque chose de « cute »).
Avec son sourire et son dynamisme dominants, Cagla avance avec un entrain énergique dans la vie et ne peut empêcher sa franchise naturelle de charmer son entourage.

Par après, les choses sérieuses s’ensuivirent. Pour construire un meilleur avenir, Cagla décida promptement de rejoindre l’illustre (à peu de choses près) Albert Jacquard Land, afin de s’occuper de l’éducation de didoux (= enfants pour ceux qui n’auraient pas suivi).
La belle Cagla excelle dans cet univers, ce qui prouve que son choix fut des plus judicieux.

Elle a découvert récemment un nouvel univers culturel *Chidoriii* dont elle ne se lasse pas, je suis certaine et je ne doute pas un instant qu’elle mènera sa barque à bon port.

Merci d'être là.

-Love-

U Turn

Lili, take another walk out of your fake world
Please put all the drugs out of your hand
You'll see that you can breath without not back up
Some much stuff you got to understand


For every step in any walk
Any town of any thought
I'll be your guide
For every street of any scene
Any place you've never been
I'll be your guide

Lili, you know there's still a place for people like us
The same blood runs in every hand
You see it's not the wings that makes the angel
Just have to move the bats out of your head


Lili, easy as a kiss we'll find an answer
Put all your fears back in the shade
Don't become a ghost without no colour
Cause you're the best paint life ever made

° Today °











Deux piliers :-)




(hum, je ne vais ptête pas me relancer dans la métaphore du maçon lol)...


Ahlala, grâce à vous 2, j'ai passé une année superbe, on accumule déjà bien des souvenirs ensembles;
que ce soit pour acheter des fruits au "Pays du fruit" (où y avait même pas de pêches),

(vous savez que le nom des mags c'est pas mon truc (euh on retournera à "mes amis" ou "mes copains", j'ai jamais retenu non plus)) ,

nos soirées dvds où Ben s'endort tellement il est terrifié par le film en question,

les trajets où l'on affronte les psychopathes-pervers en tous genres,

nos travaux groupés (oui, on travaille aussi bien sûr),

les walibis et compagnie où vous me forcez à monter dans un cobra ayant des "problèmes techniques"


et même si on est les seules à rire dans l'auditoire (rappelons, entre autres, le désormais mythique "de Sarraute") -hum-,

vous êtes celles qui me connaissent maintenant telle que je suis (émi, ne rajoute pas dingo, merci) , :D


J'vous aime fort!


didouuuuuuu

Aujourd'hui je n'écris plus... Ou plutôt, j'écris différemment.


La dernière en date ...


Quand l'emblème de l'enfance devient une réalité banale...


Celui qui se prétend doué d'intelligence ne l'est justement pas, car de la sorte, il ignore sa propre ignorance...


Ainsi, l'on se sentait invulnérable et immortel,

Ainsi, tout semblait mervilleux et si naturel...

En grandissant, nos âmes d'enfants s'estompent sans disparaître,

Elles demeurent bienveillantes en nous, juste au profond de l'être...


Et l'on se questionne sur notre identité et sur nos valeurs,

On doute alors en l'avenir dont on se croyait maître,

Cette incertitude qui s'insinue parfois dans le coeur

Ne produit que mélancolie bien qu'on ne voudrait y paraître


On abandonne alors la perfection,

Sachant qu'elle n'est qu'utopie et déception,

On aspire à retrouver ces joies sincères et spontanées,

Celles qui dans notre enfance nous ont tant bercées...


Avec toujours en vue notre finalité fatidique, s'endormir un long soir,

Consentir que le temps n'existe pas et qu'il s'écoule sans vitesse,

Que le monde continuera un jour sans nous sa propre histoire,

Il nous reste à créer la nôtre, pour qu'on l'emplisse de tendresse...


Enfin, et l'on comprend que l'on ne peut comprendre,

Que l'on ne peut ni prévoir ni calculer,

Enfin un jour, nous acceptons d'apprendre:

Et de se dire que l'on peut juste aimer...

Rétrospection

Autrefois (et cela me semble si lointain aujourd'hui, tant j'ai pu m'en éloigner paradoxalement), j'écrivais.
Parfois (et assez rarement), je me surprends à relire ces états d'âmes.

Confrontations

Distingue toi à jamais de par tes valeurs, malgré le monde qui s’écroule,
Garde en toi cette force si rare et si précieuse, qui t’est sagement octroyée…

Souvent tu seras seul, souvent tu perdras espoir, mais jamais tu ne te trahiras.
Souvent tu combattras, souvent tu douteras, mais à jamais ton âme sera préservée…

Constellations parsemées dans le ciel immense, coeur abandonné dans le pénombre de la nuit...
Humble murmure du temps, défi de notre distance... Un long silence me trouble et me questionne de la vie...

Ainsi une âme pure s'élevait au-delà des communs, elle jurait sa fidélité et son dévouement,
Elle perdait la vie, pour son devoir envers un amour qu'elle admirait incessamment...

De là, je voyais son sang s'écouler...
Des gouttes légères, d'un rouge écarlate et sombre.
M'approchant, je les recueillai de mes mains, je soulevai son corps inerte mais toujours animé d'une douce en lente respiration...
L'air est frais, glaçant les veines où coulent la vie même...

Comme une caresse, un vent léger effleure son visage délicatement; on l'entend siffler au loin, tel une complainte s'étendant au-delà du ciel.
Le soleil, déjà englouti par la nuit, n'éclaire plus son visage, il fait place aux lueurs de la lune, particulièrement étincelantes en cet instant.
Je suis recouverte à présent de son sang, source de vie dont il se vide peu à peu. Il ouvre les yeux et de par la bouche il en crache davantage. Un sourire apparu, sur son visage meurtri de cicatrices.
Il ne voyait plus le monde de ses yeux, il n'entendait plus mes prières... Il ne sentait plus mes larmes s'écouler sur son visage...

Et pourtant, il vivait toujours.

Pourquoi un blog?

Pourquoi écrire, si ce n'est pour être lu ou pour se relire...

Je ne peux m'endormir sans penser à toutes ces choses qui construisent ma vie.
Ainsi, écrire pour s'exprimer, afin de se connaître soi-même davantage,
pour s'apaiser de ces idées confuses, et surtout pour éclairer cet amas de pensées
qui hantent mes nuits.

Amen.

:-)